Paris Populi c'est une comédie musicale qui raconte l'histoire de Paris de 1789 à 1944 et c'est, pour l'auditeur, un merveilleux voyage : non pas à Paris mais dans le coeur du vrai Paris.
Un coeur que l'on entend battre dès les premières mesure dès que Francis Lemarque chante "Le prologue".
Ensuite Mouloudji est le chanteur des rues qui présente les tableaux " Bonnes gens de Paris". Sa complainte sensible nous conduit à travers le temps.
Dans les jardins du Palais Royal, un certain Camille Desmoulin prends la parole.
Parisiens, accrochez vos cocardes !
il faut pour se connaître il faut
Avoir des cocardes aux chapeau !
C'est jean Guidoni qui chante cette naissance d'un Paris Populaire qui ne tolère pas que la pensée se meure derrière les grilles de "89-93".
Les Parisiens reprennent en choeur et l'on comprend bien que l'aventure est lancée. Celle du chant, celle de l'Histoire et aussi, il faut le dire, celle de la liberté.
MARCEL ROTHEL dans "Paris le napoléonien" oublie le militaire Bonaparte. L'homme de guerre laisse une oeuvre de paix, Paris à la fois prestigieux, nous voici devant l'Arc-de-riomphe, la Madeleine, le Carrousel, la Colonne Vendôme) et utilitaire (les trottoirs, les caniveaux, les rues numérotées, la Halle aux vins, les Halles aux grains, les Abattoirs), cependant que, par la voix généreuse de Francesca Solleville, le peuple s'interroge :
"On a de belles pierres
Où es-tu Robespierre ?
Oui Paris est plus beau
Où es-tu Mirabeau ?
Car les artisans et les ouvriers ne se consolent pas d'avoir perdu la république. A Louis XVIII, à Charles X, à Louis Philippe, ils contesteront parfois par les barricades un pouvoir qui sans cesse les fuit.
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